The Lady of Shalott (La Dame de Shalott) est un poème d’Alfred Tennyson (v. 1830), qui reprend certains éléments des légendes Arthuriennes.
Il raconte l’histoire d’une Dame vivant dans une tour, sur l’île de Shalott. Sa vie est sous la menace d’une malédiction qui l’empêche de regarder directement Camelot. Elle regarde le monde dans le reflet d’un miroir, et brode ce qu’elle y voit sur une tapisserie.
Un jour, voyant Lancelot dans son miroir, elle réalise plus cruellement encore sa douleur de ne voir que des ombres et des reflets de la vie. Elle décide de le regarder quand il passe sous la tour, et son regard le suit jusqu’à voir Camelot.
Elle quitte sa tour, et prenant une barque sur laquelle elle marque son nom, elle suit le cours de la rivière jusqu’à Camelot, chantant une chanson en rendant l’âme. Elle arrive sur les rives de Camelot, morte de froid, remarquée enfin par Lancelot.
And down the river’s dim expanse
Like some bold seer in a trance,
Seeing all his own mischance—
With a glassy countenance
Did she look to Camelot.
And at the closing of the day
She loosed the chain, and down she lay;
The broad stream bore her far away,
The Lady of Shalott.
Et suivant l’étendue voilée du fleuve
Tel un intrépide visionnaire en transe
Percevant là toute entière sa malchance —
L’expression vitreuse perdue dans son rêve
Regarda-t-elle Camelot.
Et à la tombée du jour
Elle lâcha la chaîne, puis s’étendit
Le courant l’emporta au loin,
La Dame de Shalott.
The Lady of Shalott peut être vu comme un symbole du créateur, de l’artiste, déchiré entre son expression du réel, et la simple jouissance de la réalité.
Cette histoire a inspiré bon nombre de peintres, et on lui doit certaines des plus belles toiles de John William Waterhouse.




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